Chapitre 2 :
Balchir poussa la porte en bois et entra dans la demeure, suivi d'Aoflir à ses côtés. Ils arrivèrent alors dans la première et plus grande pièce de la maison où se trouvait une table fait dans le bois le plus basique. Plusieurs meubles fait par le propriétaire des lieux lui-même se trouvaient ici : Des commodes en passant par une table basse, plusieurs bancs et une poutre qui gisait au milieu de la pièce. Sur certains supports étaient disposés avec beaucoup d'ordre des sur lesquels étaient posées des petits vases et autres œuvres d'arts en terre cuite. Aoflir soulignait d'ailleurs le mot « œuvre d'art ». Il ne comprenait pas ce qu'il y avait de génial et de beau à créer des objets avec la terre. Ce passe temps qu’affectionnait sa « mère » l'ennuyait profondément. Deux maigres bougies étaient posées sur la table principale du salon, donnant à l'ensemble de la pièce une chaleureuse teint orangé que le dragon aux écailles d'émeraudes appréciait beaucoup. Une cheminée faite d'une pierre grise tournée vers le noir se dressait contre le mur de droite. Elle lançait des flammes qui réchauffèrent la salle entière et contribuaient aussi à la luminosité. Les yeux du dragon s’illuminèrent quand son regard croisa celui du l'indomptable élément. Le feu. Aoflir l'appréciait particulièrement. Était-ce parce qu'il était un dragon ? Ces créatures cracheuses de feu ? Il supposait cela. Des couverts étaient déjà placés sur la table qui semblait visiblement dressée pour deux personnes. Aux pieds de celle-ci figurait deux bols contenant de l'eau. Le liquide était tellement limpide qu'on y voyait les reflets de la salle.
Derrière cette même table, un minuscule couloir continuait vers une autre salle, qui, en l’occurrence, était la cuisine. Une simple cuisine munie d'outils propre à préparer des plats, tels que des louches, des hachoirs, des rouleaux à pâtisserie de différentes formes et tailles et autres objets du même genre. Depuis la position d'Aoflir, on pouvait même apercevoir un petit four de pierre avec à côté un minuscule tas de charbon. Balchir avait prévu d'aller en prendre le lendemain. A part ce dernier élément, seulement trois meubles venait enrichir la salle, dont un plan de travail permettant de découper les aliments proprement. Une femme se trouvait dans la cuisine. Elle coupait à l'aide de son gros couteau de cuisine les cuisses de ce qui devait êtres l'animal attrapé peu de temps auparavant par Aoflir et son père. En entendant le pas de la porte se refermer,elle se retourna vers ses hôtes,le sourire sur ses lèvres roses et pulpeuses.
Elle était bien plus petite que son homologue humain,approchant des 1 mètres 60. Son visage était pâle et rond, peu ridé. Elle semblait fatiguée mais continuait malgré tout à afficher un sourire. Ses cheveux étaient,tout comme son mari,brun,coiffés en queue de cheval, une mèche venant se mêler à son œil gauche à l'avant, ce qui lui donnait un côté énigmatique, plutôt mystérieux. Ses yeux étaient couleur amande, plus clairs que l'homme et d'une pureté sans faille, le regard brûlant de volonté et de tendresse. Elle était vêtue d'un tablier blanc basique qui cachait à moitié un simple haut bleu uniforme et un pantalon d'une couleur plus que douteuse et troué de part et d'autres.
Elle prit quatre gros morceaux de leur repas et s'avança jusqu'à la table afin de servir dans un premier temps deux portions dans chaque assiette disposées sur le support. Ensuite, elle vint placer une part prés d'Aoflir, et en disposa une prés de l'autre gamelle en face du jeune dragon. Les deux personnages humains s'assirent et la femme se mit à parler :
-Bien, maintenant que nous sommes tous réunis, on pourrait commencer à manger.
-Tu n'aurai pas oublié quelqu'un par hasard? Demanda immédiatement Balchir.
Elle posa la main sur son menton et réfléchit pendant plusieurs secondes, puis la réponse parut la frapper en pleine figure.
-Oh oui j'avais complètement oublié! Vaillance! Viens ici !
Le groupe de trois attendit qu'une réponse leur parvienne. Somme toute, un museau commença à se dessiner, puis la tète et ainsi de suite. Un chien arrivait de derrière un mur...Ou plutôt une chienne. Vaillance: tel était son nom. Balchir et Natia la nommèrent ainsi alors qu'elle n'était encore qu'un chiot, parce que c’était elle, qui pour la première fois avait vu l’œuf d'Aoflir qui, emporté par le courant, s'éloignait plus loin. Prenant donc son courage à deux mains, elle avait plongé et ramenée l’œuf saint et sauf sur la berge. Pour Aoflir, il s'agissait sans doute de son éternelle sauveuse. Il la prenait comme pour sa grande sœur en qui il avait toujours confiance et à qui il se confiait. Car oui, Natia et Balchir avaient beau ne pas entendre leur animal de compagnie, Aoflir a vite apprit qu'il pouvait discuter avec sa sœur, qui pour des humains normaux ne faisait qu'aboyer, mais qui en fait étaient des paroles pleines de sens. Aoflir préférait de loin discuter avec elle plutôt qu'avec ses parents. Elle le comprenait davantage et était bien moins occupé que les humains.
La chienne était en quasi-totalité recouverte de poils d'un brun très clair, excepté au niveau de son cou et de ses pattes qui, eux, étaient constitués d'un pelage blanc. Tout comme son frère, un collier pendait autour de son cou avec son nom inscrit de la même manière que le dragon.
-Mon dieu, que cette chienne est discrète parfois ! Exclama Natia qui reprit de nouveau la parole. On dirait presque que nous n'avons pas d'animal à part Aoflir !
-C'est à croire si elle ne préfère pas même son matelas qui lui sert de lit que nous, ses maîtres !
Le couple se mit à rire. Aoflir ne put se retenir lui aussi de pouffer. La chienne le remarqua.
-Merci pour ton soutien ! Ironisa-t-elle
-Faut dire que tu n'as pas fait grands chose aujourd'hui. Répondit niaisement le dragon.
-Et c'est à moi que tu dis ça? Qu'as tu fait de si extraordinaire ?
-Je suis sorti de la maison, moi, au moins, argumenta-t-il sur le ton de l'humour et du sarcasme.
-Ah, c'est comme ça ? Attends un peu que je finisse de manger ; On fait une course après. Ça te convient ?
Aoflir aimait quand sa sœur lui lançait des défis. Au final, ils prenaient cela comme des jeux, ceux qui à chaque fois faisait qu'ils adoraient se chercher l'un l'autre afin de les mettre à l'épreuve.
-Je vais te mettre la misère cette fois ! Exclama Aoflir.
-On va bien voir. La dernière fois je t'ai battu. Tu te souviens ?
-Cet événement appartient au passé désormais. Ce soir, je te bats.
Les deux humains n'entendaient qu'Aoflir répondre,mais ils s'y étaient faits à force. A tel point que les deux amoureux continuaient de parler sans se préoccuper du dragon qui en apparence parlait seul.
Les deux animaux mangèrent le plus vite possible chacun de leur côté leur bout de viande. Aoflir n'eut aucun mal à le manger : En une minute c'était terminé grace à ses puissants crocs qui déchiquetait tout et sa langue qui avalait tout aussi efficacement. Vaillance mit plus de temps. Une fois leur repas terminés, ils quittèrent les pieds de la table et sortirent tous les deux.
Le duo se retrouva face à la pleine lune dés leur sortie de leur habitat. La lune était tellement grosse qu'on aurait pensé qu'elle était en train de fondre sur la Terre, la détruisant complètement. Cette idée fit frissonner Aoflir qui regarda sa partenaire sous le clair de lune.
-Alors, cette course ? Déclara soudainement Aoflir, surexcité à l'idée de pourvoir battre sa sœur à la course. En effet, le dragon avait beau aller vite, sa sœur le surpassait en de nombreuses fois, bien souvent de peu. Il fallait dire que c'était avec ce genre de compétitions qu'Aoflir améliora son endurance ainsi que sa vélocité.
Elle pointa de sa patte avant gauche un arbre d'une taille différente des autres : Plus grand mais aussi plus feuillu. L'arbre était particulier car seul lui possédait des fruits que les autres n'avaient pas. Son écorce était assez entamé par le temps et était coloré d'un marron bien foncé. Cet arbre devait se trouver à un peu moins d'un demi-kilomètre, ce qui, pour les deux compères, était loin d'être difficile. Sans aucune paroles de la part de sa sœur, il traça une ligne faite de ses griffes ; ligne qui délimiterait le point de départ des deux coureurs. Ces derniers se placèrent derrière le trait et se mirent en position de départ.
Au même instant sortirent les deux amants qui, ayant remarqué la ligne précédemment placée par le dragon, comprirent.
-Je vais signaler le départ! Dit Natia.
-Quant à moi, ajouta Balchir, je vais au point d'arrivé. Je suppose qu'il s’agit de l'arbre, comme d'habitude. Je m'y rends sur ce pas.
Alors l'homme partit en direction du point choisi par Vaillance. Ils attendirent tous environ deux minutes, le temps que Balchir ait le délai nécessaire pour se placer à la ligne d'arrivée. Enfin, Natia commença à enclencher le compte à rebours qui mènerait probablement vers le début d'une course effrénée.
-À vos marques...
Les deux commencèrent à placer leurs appuis sur leurs pattes arrières,afin de donner un plus grand élan et donc perdre le moins de temps possible dés le départ.
-Prêt...
Ils tendirent alors leurs membres inférieurs, prêt à partir à toute vitesse. Le cœur d'Aoflir battait à cent à l'heure tant il était survolté par tout ceci.
-GO !
À peine le premier son sortit de la bouche de Natia que les deux animaux partirent à toute vitesse vers l'arbre. Aucun d'eux n'avait raté son départ, ceux qui fit que les concurrents se trouvèrent pour le moment côte à côte. La course des deux coureurs s'accéléra après s'être remis du brusque départ. Aoflir fut le premier à accélérer son rythme, mais Vaillance le suivait de très prés ; à tel point qu'elle le rattrapa en un peu de temps. Ils avaient d'ors et déjà traversé la moitié de leur étape. Les deux compères pouvaient voir au loin le tronc de l'arbre où se dessinait la silhouette de leur « père ». Cette vision les encouragea à ce surpasser. Ils étaient au coude à coude. Aucun des deux ne voulaient perdre. Le vent devenait froid et bruyant à cause de la trop grande vitesse,mais cela ne découragea aucun des participants. Alors Vaillance accéléra encore le pas à quelques mètres de l'arrivée. Aoflir tenta lui aussi d'accélérer son rythme, mais il ne put que rester à coté du corps de cette dernière dont le pelage flottait avec légèreté au vent. Une fois à l'arbre elle s’arrêta en le contournant. Aoflir fit de même. Vaillance avait gagné, une fois de plus.
Balchir déclara la chienne vainqueur. Il se rapprocha des deux animaux,qui s'étaient couchés, exténués par un tel sprint. Entre deux longues et lourdes respirations,Vaillance déclara :
-Je dois avouer que j'ai eu peur de perdre...
-C'est pas du jeu ! Se plaignit Aoflir. J’étais déconcentrée par... par... un gland sur le sol !
-Un gland sur le sol? Répéta Balchir
Vaillance et Balchir se mirent à rire en éclat devant la piètre excuse du dragon. Rires qui furent accompagnés de celui de Natia qui les avaient rejoins. Peu de temps après,le rire d'Aoflir s'ajouta à leur chœur. Enfin, ils reprirent leur calme.Tous se levèrent et partirent en direction de leur maison.
Sur la route, une conversation s'engagea avec Natia :
-Alors Aoflir, bientôt tu deviendras un grands dragon hein?C'est dans deux jours.
-Oui, je sais. Répondit celui-ci. Je vais fêter mes 16 ans.
-Ce jour sera important pour nous tous! Déclara Balchir d'un ton fêtard.
-Je me souviens encore de quand tu n'étais qu'un dragonnet tout juste sorti de l’œuf. dire que tu fête bientôt tes 16 ans !
-Oui,mais au fur et à mesure que cette date approche... je me sens comme... perturbé, je ne sais pas pourquoi.
-Ne t'en fait pas. C'est parce que tu es sur le point de devenir un vrai mâle ! Déclara son père avec un enthousiasme énorme.
-Tu as sûrement raison. Merci père.
Ils rirent une dernière fois brièvement avant de repartir dans leur demeure,où les lumières s'éteignirent petit à petit, les unes après les autres jusqu'à laisser la maison dans l'obscurité et le silence le plus total. Tout le monde dormait à présent.
Balchir poussa la porte en bois et entra dans la demeure, suivi d'Aoflir à ses côtés. Ils arrivèrent alors dans la première et plus grande pièce de la maison où se trouvait une table fait dans le bois le plus basique. Plusieurs meubles fait par le propriétaire des lieux lui-même se trouvaient ici : Des commodes en passant par une table basse, plusieurs bancs et une poutre qui gisait au milieu de la pièce. Sur certains supports étaient disposés avec beaucoup d'ordre des sur lesquels étaient posées des petits vases et autres œuvres d'arts en terre cuite. Aoflir soulignait d'ailleurs le mot « œuvre d'art ». Il ne comprenait pas ce qu'il y avait de génial et de beau à créer des objets avec la terre. Ce passe temps qu’affectionnait sa « mère » l'ennuyait profondément. Deux maigres bougies étaient posées sur la table principale du salon, donnant à l'ensemble de la pièce une chaleureuse teint orangé que le dragon aux écailles d'émeraudes appréciait beaucoup. Une cheminée faite d'une pierre grise tournée vers le noir se dressait contre le mur de droite. Elle lançait des flammes qui réchauffèrent la salle entière et contribuaient aussi à la luminosité. Les yeux du dragon s’illuminèrent quand son regard croisa celui du l'indomptable élément. Le feu. Aoflir l'appréciait particulièrement. Était-ce parce qu'il était un dragon ? Ces créatures cracheuses de feu ? Il supposait cela. Des couverts étaient déjà placés sur la table qui semblait visiblement dressée pour deux personnes. Aux pieds de celle-ci figurait deux bols contenant de l'eau. Le liquide était tellement limpide qu'on y voyait les reflets de la salle.
Derrière cette même table, un minuscule couloir continuait vers une autre salle, qui, en l’occurrence, était la cuisine. Une simple cuisine munie d'outils propre à préparer des plats, tels que des louches, des hachoirs, des rouleaux à pâtisserie de différentes formes et tailles et autres objets du même genre. Depuis la position d'Aoflir, on pouvait même apercevoir un petit four de pierre avec à côté un minuscule tas de charbon. Balchir avait prévu d'aller en prendre le lendemain. A part ce dernier élément, seulement trois meubles venait enrichir la salle, dont un plan de travail permettant de découper les aliments proprement. Une femme se trouvait dans la cuisine. Elle coupait à l'aide de son gros couteau de cuisine les cuisses de ce qui devait êtres l'animal attrapé peu de temps auparavant par Aoflir et son père. En entendant le pas de la porte se refermer,elle se retourna vers ses hôtes,le sourire sur ses lèvres roses et pulpeuses.
Elle était bien plus petite que son homologue humain,approchant des 1 mètres 60. Son visage était pâle et rond, peu ridé. Elle semblait fatiguée mais continuait malgré tout à afficher un sourire. Ses cheveux étaient,tout comme son mari,brun,coiffés en queue de cheval, une mèche venant se mêler à son œil gauche à l'avant, ce qui lui donnait un côté énigmatique, plutôt mystérieux. Ses yeux étaient couleur amande, plus clairs que l'homme et d'une pureté sans faille, le regard brûlant de volonté et de tendresse. Elle était vêtue d'un tablier blanc basique qui cachait à moitié un simple haut bleu uniforme et un pantalon d'une couleur plus que douteuse et troué de part et d'autres.
Elle prit quatre gros morceaux de leur repas et s'avança jusqu'à la table afin de servir dans un premier temps deux portions dans chaque assiette disposées sur le support. Ensuite, elle vint placer une part prés d'Aoflir, et en disposa une prés de l'autre gamelle en face du jeune dragon. Les deux personnages humains s'assirent et la femme se mit à parler :
-Bien, maintenant que nous sommes tous réunis, on pourrait commencer à manger.
-Tu n'aurai pas oublié quelqu'un par hasard? Demanda immédiatement Balchir.
Elle posa la main sur son menton et réfléchit pendant plusieurs secondes, puis la réponse parut la frapper en pleine figure.
-Oh oui j'avais complètement oublié! Vaillance! Viens ici !
Le groupe de trois attendit qu'une réponse leur parvienne. Somme toute, un museau commença à se dessiner, puis la tète et ainsi de suite. Un chien arrivait de derrière un mur...Ou plutôt une chienne. Vaillance: tel était son nom. Balchir et Natia la nommèrent ainsi alors qu'elle n'était encore qu'un chiot, parce que c’était elle, qui pour la première fois avait vu l’œuf d'Aoflir qui, emporté par le courant, s'éloignait plus loin. Prenant donc son courage à deux mains, elle avait plongé et ramenée l’œuf saint et sauf sur la berge. Pour Aoflir, il s'agissait sans doute de son éternelle sauveuse. Il la prenait comme pour sa grande sœur en qui il avait toujours confiance et à qui il se confiait. Car oui, Natia et Balchir avaient beau ne pas entendre leur animal de compagnie, Aoflir a vite apprit qu'il pouvait discuter avec sa sœur, qui pour des humains normaux ne faisait qu'aboyer, mais qui en fait étaient des paroles pleines de sens. Aoflir préférait de loin discuter avec elle plutôt qu'avec ses parents. Elle le comprenait davantage et était bien moins occupé que les humains.
La chienne était en quasi-totalité recouverte de poils d'un brun très clair, excepté au niveau de son cou et de ses pattes qui, eux, étaient constitués d'un pelage blanc. Tout comme son frère, un collier pendait autour de son cou avec son nom inscrit de la même manière que le dragon.
-Mon dieu, que cette chienne est discrète parfois ! Exclama Natia qui reprit de nouveau la parole. On dirait presque que nous n'avons pas d'animal à part Aoflir !
-C'est à croire si elle ne préfère pas même son matelas qui lui sert de lit que nous, ses maîtres !
Le couple se mit à rire. Aoflir ne put se retenir lui aussi de pouffer. La chienne le remarqua.
-Merci pour ton soutien ! Ironisa-t-elle
-Faut dire que tu n'as pas fait grands chose aujourd'hui. Répondit niaisement le dragon.
-Et c'est à moi que tu dis ça? Qu'as tu fait de si extraordinaire ?
-Je suis sorti de la maison, moi, au moins, argumenta-t-il sur le ton de l'humour et du sarcasme.
-Ah, c'est comme ça ? Attends un peu que je finisse de manger ; On fait une course après. Ça te convient ?
Aoflir aimait quand sa sœur lui lançait des défis. Au final, ils prenaient cela comme des jeux, ceux qui à chaque fois faisait qu'ils adoraient se chercher l'un l'autre afin de les mettre à l'épreuve.
-Je vais te mettre la misère cette fois ! Exclama Aoflir.
-On va bien voir. La dernière fois je t'ai battu. Tu te souviens ?
-Cet événement appartient au passé désormais. Ce soir, je te bats.
Les deux humains n'entendaient qu'Aoflir répondre,mais ils s'y étaient faits à force. A tel point que les deux amoureux continuaient de parler sans se préoccuper du dragon qui en apparence parlait seul.
Les deux animaux mangèrent le plus vite possible chacun de leur côté leur bout de viande. Aoflir n'eut aucun mal à le manger : En une minute c'était terminé grace à ses puissants crocs qui déchiquetait tout et sa langue qui avalait tout aussi efficacement. Vaillance mit plus de temps. Une fois leur repas terminés, ils quittèrent les pieds de la table et sortirent tous les deux.
Le duo se retrouva face à la pleine lune dés leur sortie de leur habitat. La lune était tellement grosse qu'on aurait pensé qu'elle était en train de fondre sur la Terre, la détruisant complètement. Cette idée fit frissonner Aoflir qui regarda sa partenaire sous le clair de lune.
-Alors, cette course ? Déclara soudainement Aoflir, surexcité à l'idée de pourvoir battre sa sœur à la course. En effet, le dragon avait beau aller vite, sa sœur le surpassait en de nombreuses fois, bien souvent de peu. Il fallait dire que c'était avec ce genre de compétitions qu'Aoflir améliora son endurance ainsi que sa vélocité.
Elle pointa de sa patte avant gauche un arbre d'une taille différente des autres : Plus grand mais aussi plus feuillu. L'arbre était particulier car seul lui possédait des fruits que les autres n'avaient pas. Son écorce était assez entamé par le temps et était coloré d'un marron bien foncé. Cet arbre devait se trouver à un peu moins d'un demi-kilomètre, ce qui, pour les deux compères, était loin d'être difficile. Sans aucune paroles de la part de sa sœur, il traça une ligne faite de ses griffes ; ligne qui délimiterait le point de départ des deux coureurs. Ces derniers se placèrent derrière le trait et se mirent en position de départ.
Au même instant sortirent les deux amants qui, ayant remarqué la ligne précédemment placée par le dragon, comprirent.
-Je vais signaler le départ! Dit Natia.
-Quant à moi, ajouta Balchir, je vais au point d'arrivé. Je suppose qu'il s’agit de l'arbre, comme d'habitude. Je m'y rends sur ce pas.
Alors l'homme partit en direction du point choisi par Vaillance. Ils attendirent tous environ deux minutes, le temps que Balchir ait le délai nécessaire pour se placer à la ligne d'arrivée. Enfin, Natia commença à enclencher le compte à rebours qui mènerait probablement vers le début d'une course effrénée.
-À vos marques...
Les deux commencèrent à placer leurs appuis sur leurs pattes arrières,afin de donner un plus grand élan et donc perdre le moins de temps possible dés le départ.
-Prêt...
Ils tendirent alors leurs membres inférieurs, prêt à partir à toute vitesse. Le cœur d'Aoflir battait à cent à l'heure tant il était survolté par tout ceci.
-GO !
À peine le premier son sortit de la bouche de Natia que les deux animaux partirent à toute vitesse vers l'arbre. Aucun d'eux n'avait raté son départ, ceux qui fit que les concurrents se trouvèrent pour le moment côte à côte. La course des deux coureurs s'accéléra après s'être remis du brusque départ. Aoflir fut le premier à accélérer son rythme, mais Vaillance le suivait de très prés ; à tel point qu'elle le rattrapa en un peu de temps. Ils avaient d'ors et déjà traversé la moitié de leur étape. Les deux compères pouvaient voir au loin le tronc de l'arbre où se dessinait la silhouette de leur « père ». Cette vision les encouragea à ce surpasser. Ils étaient au coude à coude. Aucun des deux ne voulaient perdre. Le vent devenait froid et bruyant à cause de la trop grande vitesse,mais cela ne découragea aucun des participants. Alors Vaillance accéléra encore le pas à quelques mètres de l'arrivée. Aoflir tenta lui aussi d'accélérer son rythme, mais il ne put que rester à coté du corps de cette dernière dont le pelage flottait avec légèreté au vent. Une fois à l'arbre elle s’arrêta en le contournant. Aoflir fit de même. Vaillance avait gagné, une fois de plus.
Balchir déclara la chienne vainqueur. Il se rapprocha des deux animaux,qui s'étaient couchés, exténués par un tel sprint. Entre deux longues et lourdes respirations,Vaillance déclara :
-Je dois avouer que j'ai eu peur de perdre...
-C'est pas du jeu ! Se plaignit Aoflir. J’étais déconcentrée par... par... un gland sur le sol !
-Un gland sur le sol? Répéta Balchir
Vaillance et Balchir se mirent à rire en éclat devant la piètre excuse du dragon. Rires qui furent accompagnés de celui de Natia qui les avaient rejoins. Peu de temps après,le rire d'Aoflir s'ajouta à leur chœur. Enfin, ils reprirent leur calme.Tous se levèrent et partirent en direction de leur maison.
Sur la route, une conversation s'engagea avec Natia :
-Alors Aoflir, bientôt tu deviendras un grands dragon hein?C'est dans deux jours.
-Oui, je sais. Répondit celui-ci. Je vais fêter mes 16 ans.
-Ce jour sera important pour nous tous! Déclara Balchir d'un ton fêtard.
-Je me souviens encore de quand tu n'étais qu'un dragonnet tout juste sorti de l’œuf. dire que tu fête bientôt tes 16 ans !
-Oui,mais au fur et à mesure que cette date approche... je me sens comme... perturbé, je ne sais pas pourquoi.
-Ne t'en fait pas. C'est parce que tu es sur le point de devenir un vrai mâle ! Déclara son père avec un enthousiasme énorme.
-Tu as sûrement raison. Merci père.
Ils rirent une dernière fois brièvement avant de repartir dans leur demeure,où les lumières s'éteignirent petit à petit, les unes après les autres jusqu'à laisser la maison dans l'obscurité et le silence le plus total. Tout le monde dormait à présent.
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